Histoires d'entrepreneurs · Dimanche 15 octobre 2017

Comment Ubios rend les bâtiments résidentiels intelligents

L’histoire de Mathieu Lachaîne

Il a lancé officiellement Ubios en juin 2014 avec l’ambition de percer le marché international. Mais l’entrepreneur d’expérience a choisi de concentrer d’abord ses activités au Québec pour bien peaufiner son produit. Au départ, Ubios ciblait les consommateurs, mais elle a décidé, pour des raisons stratégiques, de miser sur les gestionnaires de bâtiments multilogements. « Les dégâts d’eau sont un grave problème pour ce type de bâtiments. Ils représentent environ 95 % des réclamations d’assurance », souligne Mathieu Lachaîne.

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Il a lancé officiellement Ubios en juin 2014 avec l’ambition de percer le marché international. Mais l’entrepreneur d’expérience a choisi de concentrer d’abord ses activités au Québec pour bien peaufiner son produit. Au départ, Ubios ciblait les consommateurs, mais elle a décidé, pour des raisons stratégiques, de miser sur les gestionnaires de bâtiments multilogements. « Les dégâts d’eau sont un grave problème pour ce type de bâtiments. Ils représentent environ 95 % des réclamations d’assurance », souligne Mathieu Lachaîne.

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Il a lancé officiellement Ubios en juin 2014 avec l’ambition de percer le marché international. Mais l’entrepreneur d’expérience a choisi de concentrer d’abord ses activités au Québec pour bien peaufiner son produit. Au départ, Ubios ciblait les consommateurs, mais elle a décidé, pour des raisons stratégiques, de miser sur les gestionnaires de bâtiments multilogements. « Les dégâts d’eau sont un grave problème pour ce type de bâtiments. Ils représentent environ 95 % des réclamations d’assurance », souligne Mathieu Lachaîne.

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Apprendre à coder à 8 ans et se lancer en affaires pendant ses études au cégep peut relever d’un tour de force! Pourtant, c’est ce que l’entrepreneur en série et passionné d’informatique Mathieu Lachaîne a fait avant de fonder Ubios. Portrait d’un homme d’affaires ambitieux qui exploite maintenant le marché des maisons intelligentes.

Mathieu Lachaîne a toujours eu la bosse des affaires. Enfant, il optimisait des ordinateurs plutôt que de jouer à des jeux vidéo. « J’inventais des trucs, j’étais un bidouilleur comme mon père », se souvient celui qui a créé six entreprises avant de plonger dans l’univers de la domotique en fondant Ubios en 2014. Sa mission? Rendre les maisons intelligentes grâce à une infrastructure qui permet d’économiser l’énergie et de prévenir les fuites d’eau.

Lorsqu’il a vendu son entreprise de sécurité informatique Kereon en 2012, Mathieu Lachaîne est retourné sur les bancs d’école pour obtenir une maîtrise en administration des affaires de l’UQAM. En profitant de ce « répit » professionnel pour faire le point sur sa carrière, il a constaté que l’électronique, domaine dans lequel il avait évolué pendant quelques années, lui manquait. Il a donc communiqué avec un vieil ami qui travaillait alors à la conception d’un thermostat intelligent. Emballé par l’idée, Mathieu Lachaîne a décidé d’en faire son projet de recherche. Son étude du marché nord-américain lui a démontré que les occasions d’affaires étaient nombreuses. « Le marché des maisons intelligentes connaît une croissance de plus de 30 % annuellement », estime Mathieu Lachaîne.

Il a lancé officiellement Ubios en juin 2014 avec l’ambition de percer le marché international. Mais l’entrepreneur d’expérience a choisi de concentrer d’abord ses activités au Québec pour bien peaufiner son produit. Au départ, Ubios ciblait les consommateurs, mais elle a décidé, pour des raisons stratégiques, de miser sur les gestionnaires de bâtiments multilogements. « Les dégâts d’eau sont un grave problème pour ce type de bâtiments. Ils représentent environ 95 % des réclamations d’assurance », souligne Mathieu Lachaîne.

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L’unité murale d’Ubios comprend une valve qui surveille en tout temps le débit d’eau et qui relève les irrégularités. Quant au thermostat intelligent, il détecte les mouvements et permet d’abaisser la température lorsque les résidents sont absents. « Tout étant autonome, les utilisateurs n’ont pas conscience qu’Ubios est là », souligne Mathieu Lachaîne Il compare son produit aux téléphones intelligents qui répondent à plusieurs besoins en remplissant différentes fonctions. La technologie développée par Ubios allie donc l’internet des objets à l’intelligence artificielle. Elle collecte à la fois des données sur l’utilisation des occupants grâce à des censeurs branchés à l’internet. Et, le système Ubios interprète ces données pour adapter son comportement avec l’intelligence artificielle.

Innover dans la recherche de financement

Ubios a été la première entreprise en Amérique du Nord à mener une campagne de financement participatif en capital qui permet au public d’acheter des parts de l’entreprise de façon très encadrée. Il s’agit d’une campagne similaire au sociofinancement, mais qui permet à des gens de tous les horizons d’acheter des actions sans droit de vote. En moins d’une journée, la start-up a atteint son objectif de 100 000 $ et rassemblé près de 180 micro-investisseurs.

« Le plus grand défi, c’est de convaincre les gens de saisir des occasions d’affaires et de bien communiquer les risques qui y sont associés », explique Mathieu Lachaîne.

Il avoue que sa campagne remplissait un double un mandat, soit d’augmenter la visibilité de son entreprise et d’amasser de l’argent. La stratégie a porté fruit pour Ubios, mais l’entrepreneur souligne qu’une bonne campagne de sociofinancement peut également avoir des retombées similaires. Il se félicite toutefois d’avoir exploré une nouvelle forme de financement au Canada en dépassant ses objectifs.

Attaquer de nouveaux marchés

Ubios lancera un projet pilote à la fin de décembre 2017 à Tremblant; le bâtiment où sa technologie sera implantée a déjà obtenu une réduction de sa prime d’assurance de son assureur. Tranquillement, le produit fait ses preuves. Même si l’entreprise en est encore à ses balbutiements et à l’étape de la précommercialisation, elle compte percer d’autres marchés dans les trois prochaines années, comme celui de la Floride aux États-Unis où les copropriétés abondent. Mathieu Lachaîne veut également attaquer le marché de la villégiature. Mais on peut déjà deviner qu’avec son plan de croissance, il n’est pas prêt de prendre des vacances!  

UBIOS EN CHIFFRES :

  • 4 : Le nombre d'employés
  • 2,5 : Le financement amassé en millions de dollars

 

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