Voir plus loin · Vendredi 3 novembre 2017

5 constats sur l’entrepreneuriat féminin au Québec

Indice entrepreneurial québécois 2017

L’Indice entrepreneurial québécois 2017, une étude menée par le Réseau M de la Fondation de l’entrepreneurship, révèle des nouvelles porteuses d’espoir pour les femmes entrepreneures. Devenir entrepreneur dresse un bilan en cinq temps de l’un des plus grands portraits de l’entrepreneuriat féminin au Québec jamais réalisés. 

Le Réseau M de la Fondation de l’entrepreneurship a consacré pour la première fois la quasi-totalité de son enquête à l’entrepreneuriat féminin. « C’est le premier rapport sur l’entrepreneuriat qui a cette ampleur et qui est aussi fouillé. On a un nombre record de répondants, dont 17 500 femmes », affirme Rina Marchand, directrice principale, Contenus et innovation pour le Réseau M de la Fondation de l’entrepreneurship.

Tant du côté des hommes que des femmes, le taux d’intention d’entreprendre a triplé depuis 2009 chez les jeunes. 

 

 

1. Les femmes passent à L'action

Le taux de propriétaires d’entreprise dans la population québécoise est de 6,9 %. On observe encore un taux plus bas chez les femmes que chez les hommes, soit 5,3 % contre 8,6 %.

Même si les femmes sont encore moins présentes dans la chaîne entrepreneuriale, elles passent davantage du stade de l’intention à celui des démarches que les hommes. 

« Les femmes ne sont pas plus nombreuses en nombre absolu, mais elles concrétisent davantage leur rêve que les hommes. Elles veulent plus.», commente Rina Marchand. 

2. La parité atteinte chez les nouveaux propriétaires

Les hommes propriétaires d’entreprises sont encore plus nombreux que les femmes, mais le ratio observé chez les jeunes propriétaires qui ont fondé leur entreprise il y a moins d’un an est très encourageant. En fait, dans ce groupe, les jeunes femmes sont plus nombreuses que les hommes pour l’année 2017.

3. La famille en affaires : un puissant modèle pour les femmes

Provenir d’une famille en affaires a une forte influence chez les femmes. En fait, cela augmente leurs chances de devenir entrepreneures de 2,9 fois (contre 1,6 chez les hommes).

4. Les Chefs de file sont ambitieuses et motivées

Les femmes dont l’entreprise compte des employés et qui attaquent des marchés internationaux affichent des aptitudes entrepreneuriales égales ou supérieures à celles des hommes. Elles sont en moyenne plus jeunes que les hommes de la même catégorie. Et cette jeunesse pourrait s’accompagner d’une vigueur et d’une endurance plus grandes, selon Rina Marchand.

Par ailleurs, les femmes de la catégorie Chefs de file s’investissent davantage dans les activités de leur entreprise que les entrepreneurs de la même catégorie. Le temps moyen alloué à la direction de l’entreprise est supérieur de 20 % chez les femmes. De plus, elles passent en moyenne deux heures de plus que les hommes à s’occuper de leur famille par semaine.

Chantal Trépanier, PDG de SIM, fait partie des Chefs de file et ne s’étonne pas de ces données.

« C’est clair que le sexe n’a aucun impact sur les capacités à diriger une équipe. Les filles sont aussi bonnes que les gars. Elles ont leurs forces et faiblesses, mais là où il semble y avoir un véritable enjeu, c’est sur le plan de la conciliation travail-famille », précise l’entrepreneure. 

Consultez aussi: Chantal Trépanier : d’employée à PDG de l’année

5. Les jeunes femmes se sentent moins aptes à entreprendre

Les jeunes femmes qui n’envisagent pas l’entrepreneuriat ont de celui-ci une perception plus négative que les hommes et se sentent moins aptes à se lancer en affaires. Les femmes estiment avoir moins les compétences requises que leurs homologues masculins. 

« Il faut montrer des modèles de femmes qui ont réussi dans tous les secteurs et dans toutes les régions. Les femmes peuvent s’identifier à ces entrepreneures et se rendre compte que la montagne à franchir n’est peut-être pas si haute que ça. Il y a un travail à poursuivre concernant la culture entrepreneuriale », reconnaît Rina Marchand.

Même s’il reste du travail à faire pour stimuler l’entrepreneuriat féminin, les femmes d’aujourd’hui sont de plus en plus nombreuses à prendre les rênes de leur avenir en faisant le grand saut dans le monde des affaires. L’Indice 2017 témoigne d’une réelle transformation, mais il faut continuer de soutenir les femmes à toutes les étapes de leurs parcours. 

Pour en savoir plus :

Consultez le rapport complet du Réseau M de la Fondation de l’entrepreneurship 

L’Indice 2017 est présenté par la Caisse de dépôt et placement du Québec, et réalisé en partenariat avec l’Institut d’entrepreneuriat Banque Nationale│ HEC Montréal (IEBN) et Léger.

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