Voir plus loin · Lundi 18 avril 2016

L'étiquette, nouvelle solution anti-gaspillage

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Pendant qu’un rapport de l’ONU estime que 1,6 milliard de tonnes de nourriture sont gaspillées chaque année, la Britannique Solveiga Pakstaite a mis au point Bump Mark, une étiquette d’emballage alimentaire qui vieillit au même rythme que le produit.

Initialement, Mme Pakstaite voulait créer une solution pour permettre aux consommateurs atteints d’une déficience visuelle d’obtenir de l’information sur la date de péremption de leur nourriture. Actuellement, cette information est seulement imprimée sur les emballages. Cherchant une solution peu coûteuse, elle eut l’idée de fournir de l’information sur l’état réel de la nourriture. L’étiquette Bump Mark était née.

La gélatine bioréactive au cœur du principe

Pour créer une étiquette qui reproduit la réaction de l’aliment au passage du temps, Mme Pakstaite opte pour une substance biologique et modélise le processus de conservation de la nourriture. En effet, la gélatine a la particularité de se décomposer à la même vitesse que les aliments à base de protéines. En modifiant la concentration en gélatine du principe actif, on peut adapter son vieillissement pour qu’il corresponde à celui de l’aliment.

Des bosses pour mettre fin au gaspillage

Grâce à son principe actif à base de gélatine, Bump Mark est donc en mesure de dire exactement l’état de la nourriture. Il suffit de passer un doigt sur l’étiquette. Si elle est lisse, l’aliment est encore bon. Si on commence à sentir des bosses, il faut faire preuve de prudence.

L’information sur la péremption est donc beaucoup plus précise que celle fournie par une date imprimée sur l’emballage du produit.

La mise au point

La conception de l’étiquette bioréactive a donné lieu à plus de 20 versions pour répondre aux exigences relatives à la perception de l’utilisateur et à la performance technique. Deux années de recherches ont été nécessaires afin d’arriver à une version satisfaisante.

En 2014, Solveiga Pakstaite a été désignée lauréate de la bourse remise par la Fondation James Dyson. Les grands noms de l’industrie agroalimentaire seraient déjà intéressés par ses travaux.

Désireuse de commercialiser ce produit, la Britannique a entamé des pourparlers avec des détaillants et des sociétés de développement technologique.

Envie d'en savoir plus? 

Visionnez la vidéo de la Fondation James Dyson (en anglais seulement)

Consultez l'étude de l’Organisation des Nations Unies sur l’alimentation et l’agriculture

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