Histoires d'entrepreneurs · Jeudi 10 novembre 2016

Naître entrepreneur: le parcours de Martin-Luc Archambault

L'histoire d'un entrepreneur audacieux

Certains naissent entrepreneurs, et d’autres le deviennent. Martin-Luc Archambault appartient manifestement à la première catégorie : à l’école primaire, il vendait déjà « des gadgets et des pétards à mèches » dans la cour d’école. Rien n’a changé depuis, si ce n’est l’ampleur de ses projets. À 36 ans, il partage son temps entre son fonds d’investissement et la startup AmpMe, dont il est le PDG et avec laquelle il rêve de conquérir le monde.

AmpMe est une application mobile qui permet à plusieurs téléphones intelligents de jouer une même chanson simultanément et de transformer leurs faibles haut-parleurs en un amplificateur collectif assez puissant pour animer une fête.

C’est lors d’une fête dans un appartement sans système de son que le déclic s’est produit chez Martin-Luc Archambault et que celui-ci a eu l’idée à l’origine de cette jeune entreprise, de loin le projet le plus ambitieux de l’entrepreneur en série. L’objectif d’AmpMe ne se limite pas à la simple réussite commerciale. « On connecte les gens par le biais de la musique, et la musique rend les gens heureux ! »

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L’application, téléchargée plus de trois millions de fois, a suscité assez d’intérêt dans la Silicon Valley pour récolter 10 millions de dollars américains en investissement, « du jamais vu pour une application montréalaise destinée aux consommateurs et dépourvue de modèle d’affaires éprouvé », assure Martin-Luc Archambault.

Si AmpMe connaît autant de succès, c’est notamment parce que Martin-Luc Archambault applique les leçons tirées de sa longue expérience entrepreneuriale. Dès le cégep, il a lancé un site d’information boursière qui « allait bien ». Mais c’est au cours de ses études à HEC qu’il a eu sa première idée de génie : créer une barre de recherche à même un navigateur Web. « Aujourd’hui, c’est la norme, mais à l’époque, c’était vraiment novateur ! » La preuve : trois ans après avoir décroché son diplôme, il vendait son entreprise à Zango, une société de portefeuille de Seattle. À la mi-vingtaine, il était déjà millionnaire.

Plutôt que de prendre sa retraite, Martin-Luc Archambault a utilisé son argent pour fonder d’autres entreprises, dont Wajam qui bonifie les résultats de Google obtenu par l’utilisateur avec le contenu populaire auprès de ses amis dans les réseaux sociaux. Il s’est également consacré au mentorat, notamment par l’entremise de son fonds d’investissement MLA Ventures. « J’ai commencé en 2008 en me disant que j’avais des choses à enseigner aux gens, se souvient-il. Finalement, j’ai rencontré des entrepreneurs fascinants qui en avaient autant à m’apprendre. » Il est également entrepreneur-entraîneur du tout nouveau PARCOURS Techno EEB de l’École d’Entrepreneurship de Beauce.

Rencontrer, réseauter : ces mots sont omniprésents dans le discours de Martin-Luc Archambault, qui encourage les entrepreneurs à sortir de chez eux. « Mélangez le plaisir et les affaires, conseille-t-il. Si vous allez en ski, invitez du monde avec qui vous faites des affaires. »

Surtout, il recommande d’élargir ses horizons et de ne pas limiter ses ambitions à la province. 

« Oui, il y a beaucoup de talent à Montréal et au Québec en général pour lancer une startup. Mais à un moment donné, il faut aller à l’extérieur, à New York et à San Francisco, où les vraies choses se passent. » 

Ses bottines suivent ses babines : il passe lui-même au moins dix jours par mois à l’extérieur du Québec.

Cela dit, tout bon entrepreneur doit prendre le temps de décrocher à l’occasion, rappelle l’homme d’affaires. Pour lui, c’est avec ses enfants que cela se passe. « J’arrive à 16 h 30, et ils se couchent à 19 h 30. C’est un moment qui leur est consacré et pendant lequel j’essaie de mettre mon téléphone de côté. »

Le jeune père est ainsi plus heureux… et montre la voie de l’entrepreneuriat à ses enfants. « J’ai participé à la Grande Journée des petits entrepreneurs avec ma fille; elle veut s’acheter un hamster, alors elle vend des popsicles. »

En chiffres :

  • 10 millions : valeur, en dollars américains, des investissements dans AmpMe
  • + de 3 millions : téléchargements de l’application pour iPhone et Android
  • 17 : employés dans les deux bureaux d’AmpMe

Envie d’en savoir plus ?

Visitez le site Web d’AmpMe


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