Billets d'entrepreneurs · Lundi 11 juillet 2016

Attitudes + opportunités

Le billet de Marc-André Bovet

Beaucoup d’études ont été faites pour tenter de déterminer si l’entrepreneuriat était un trait de caractère inné ou acquis. Je ne crois pas qu’on puisse dire que c’est tout l’un ou tout l’autre. Tout comme il y a 7 milliards d’habitants sur notre planète, je pense sincèrement que nous avons tous des aptitudes différentes; on ne choisit pas où on vient au monde et encore moins dans quel contexte familial ou socio-économique. Ceci étant dit, cela soulève les questions d’attitudes et d’opportunités.

ATTITUDE vs hâtitude

Un enfant naît-il prématuré parce qu’il est pressé de voir ce que le monde a à lui offrir, ou parce qu’il a hâte d’accomplir des choses? Certains diront ni l’un ni l’autre, qu’il s’agit d’une condition médicale qui force mère Nature à faire son travail. Eh bien justement, c’est là où l’équation de l’attitude face aux opportunités fait ressortir la veine entrepreneuriale chez l’être qui possède l’ADN d’entreprendre. Plusieurs milliardaires connus sont issus d’un milieu défavorisé ou ont subi des échecs importants, tant au niveau personnel que professionnel. Vous pouvez jeter un coup d’œil à ce site Web pour quelques exemples qui sauront bien vous surprendre : http://read.bi/1eYkLX9.

Alors, qu’est-ce qui fait la différence? Ça semble cliché comme réponse, mais c’est une question d’attitude. Et on reconnaît facilement ceux qui ont une disposition positive nonobstant la situation qui leur est servie, autant dans l’adversité que dans le succès. Malheureusement, on voit trop souvent des gens s’approprier, d’une façon égoïste, les bons coups, alors que le travail d’une équipe a fait en sorte que les résultats étaient au rendez-vous. Je vois ces gens comme des individus qui souffrent d’un manque d’oxygène causé par le phénomène inexplicable de l’ego en altitude, par rapport à l’humilité par attitude. Bien sûr, il est plus facile de remarquer le caractère des individus dans l’échec; en outre, il est souvent gratifiant, quoique malsain, pour certains, de pointer du doigt ceux qui ont osé et se sont plantés. Pour les VRAIS entrepreneurs, « l’adversité est le terme inévitable de la prospérité1  », comme le dit si bien le vieil adage.

Finalement, il faut choisir intentionnellement la composition de notre vocabulaire et de notre entourage pour ainsi réunir les éléments gagnants à la réussite. Au cours de notre quotidien, on peut opter pour un langage qui inspire et amène les gens à changer littéralement leur comportement, même face aux situations les plus compliquées. Par exemple, si vous dites « opportunités » plutôt que « problèmes », et ce, quitte à interrompre et reprendre vos interlocuteurs sur-le-champ, par un réflexe instantané… vous allez remarquer de vives réactions telles que des sourires méfiants jusqu’à des regards ébahis. Chose certaine, vous allez provoquer, et qui sait, fort probablement donner naissance à des comportements qui vont favoriser des attitudes positives, voire même un effet d’entraînement à une équipe gagnante. Évidemment, toute bonne charité commence par soi-même ou si vous aimez mieux, permettez-moi l’expression « walk your talk ».

Né ou nez – néanmoins!

Que vous croyiez être né avec le sens des affaires ou que vous ayez le potentiel de développer un nez pour renifler les bonnes opportunités, il n’en demeure pas moins que l’entrepreneuriat offre clairement des bénéfices à ceux qui veulent bien s’y investir pour les bonnes raisons. Je dis bien s’y investir. Il faut que l’intention dépasse la raison. Par là, je ne veux pas dire d’être téméraire, bien que la raison d’être de votre projet vous amène à vouloir vous dépasser au quotidien, à réaliser quelque chose pour le bien commun. Si les bénéfices financiers sont, à court terme, votre seule motivation, que la route que vous imaginez est pavée d’or et que vous y circulez avec votre bolide aux roues de la fortune, faites gaffe, car il faut faire la distinction avec la roue de fortune qui peut tout faire basculer et pour qui croit gagner y perd! Je ne suis pas adepte de tarot, mais l’image s’y prête bien.

L’effet d’une drogue

Néanmoins, il n’y a rien comme la satisfaction de pouvoir se réaliser, tout en amenant des gens (des preneurs) à se joindre à une aventure où ils ont une forte envie de mettre le meilleur d’eux-mêmes à contribution, afin de réussir à cristalliser une vision souvent imparfaite. L’intensité des moments partagés, à travers les défis imprévus quotidiens, permet à une communauté de personnes de grandir vers un objectif commun.

Votre responsabilité : bien vous contrôler sous les effets de la drogue.

Votre rôle : entre-preneur!

1 Citation de Mirabeau; Pensées et maximes (1749-1791)

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