Histoires d'entrepreneurs · Jeudi 20 octobre 2016

Gin St.Laurent: d’algues et de persévérance

L’histoire de deux entrepreneurs du Bas-St-Laurent

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Deux entrepreneurs du Bas-St-Laurent racontent comment ils ont réussi à financer leur premier projet et se lancer en affaires. Leur persévérance à toute épreuve leur a permis de quitter leurs emplois respectifs pour se consacrer entièrement au développement de leur entreprise. 

C'est au printemps 2015 qu'ils fondent, chez eux à Rimouski, la Distillerie du St. Laurent. «Notre but initial était de produire du whisky», explique Joël. Cette production exige trois ingrédients principaux : de l'orge, de l'eau de qualité et des levures. «Notre région, le Bas-Saint-Laurent, est la plus grosse productrice d'orge au Québec. On a aussi de l'eau de qualité... en quantité! Il ne nous manque donc que l'alambic et le savoir-faire, ce sur quoi nous sommes encore en train de travailler.» 

« Certains entrepreneurs ont de bons projets et de bons outils pour les mener à bien, mais ils n'arrivent pas à obtenir le financement dont ils ont besoin. C'est là que peut intervenir notre organisme: quand les autres portes sont fermées. » 

— Étienne Lessard

En attendant, Joël Pelletier et Jean-François Cloutier lancent le Gin St. Laurent : un gin aromatisé aux laminaires, des algues qui poussent dans le Saint-Laurent. Cette boisson, qui nécessite moins de temps de vieillissement que le whisky, leur permet de se faire un nom (et un revenu) avant d'aller de l'avant avec la phase 2 de leur projet, celle du whisky.

Quitte ou double

Les défis sont nombreux pour les deux jeunes entrepreneurs, qui doivent jouer quitte ou double. En effet, il faut obtenir deux permis du gouvernement fédéral et un autre du gouvernement provincial pour pouvoir produire un spiritueux. Pour obtenir ces permis, il faut déjà posséder les installations et l'équipement nécessaires. « Quand on pressentait de possibles partenaires de financement en leur disant "On veut distiller", on se faisait regarder de travers... se souvient en souriant Joël. Il fallait faire la preuve que nous étions assez bons pour intéresser la Société des alcools du Québec (SAQ), seul débouché potentiel pour une entreprise comme la nôtre. Mais ce défi était une motivation en soi! » ajoute-t-il.

Au début, les deux intrépides ne disposaient, pour se lancer, que de leurs propres économies et de l'argent de leurs proches (le love money). « On est partis en cow-boys!, se souvient Joël. Heureusement, Desjardins nous a fait confiance en nous offrant une petite marge de crédit. Ça nous a sauvés à un moment déterminant de notre projet, alors qu'il nous fallait vraiment avoir accès à ces liquidités. » 

Par la suite, l'équipage de la distillerie a obtenu un petit prêt auprès de l'organisme de crédit communautaire Réseau accès crédit (RAC), partenaire des caisses Desjardins en vertu du programme Microcrédit Desjardins aux entreprises. « Ils ont vraiment embarqué avec nous dès le début, même si notre projet comportait son lot de défis et de risques. On n'aurait sûrement pas pu démarrer sans leur confiance et leur appui financier », souligne Joël.

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