Billets d'entrepreneurs · Vendredi 28 octobre 2016

Se lancer en affaires pour réaliser ses rêves

Le billet d’Harold Dumur

Avant de devenir entrepreneur, je nourrissais différents rêves. En tête de liste se trouvait l’envie de m’établir un jour sur une petite île du Pacifique afin de passer mes journées en maillot de bain à vendre des surfs sur la plage. Durant ce chapitre de réflexion sur mon éventuelle vie d’insulaire, j’ai découvert que la combinaison rêve, liberté et volonté était si puissante qu’elle pouvait devenir le moteur de ma vraie vie.

Quand je me suis lancé en affaires, c’était dans cet état d’esprit. La réalité virtuelle, le monde des jeux vidéo, la Silicon Valley, le monde des affaires… tout ça me faisait rêver et m’intriguait beaucoup. J’ai donc orienté mon développement d’affaires en conséquence pour réaliser mon rêve. Un jour, j’ai lu qu’une bonne start-up devait regrouper trois types de personnes sous un même toit : le hacker le hippie et le hustler. Le premier saisit les dessous de la programmation et comprend les rouages du développement d’un produit. Quant au hippie, celui-ci rêve à toutes les possibilités offertes par son produit. Enfin, le hustler est envoyé au front pour construire le réseau de partenaires, d’investisseurs, de clients et d’employés de l’entreprise. Moi, je suis le hustler!

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Une des raisons importantes qui poussent à se lancer en affaires est la liberté — celle d’agir et de réfléchir à sa propre vision. Le fait de n’être entravé par aucune barrière dans ce qu’on entreprend, de pouvoir se retourner pour rajuster son tir est un atout de taille à valoriser et à exploiter quand on dirige une start-up. Attention, il ne faut surtout pas perdre cette agilité quand la croissance s’accélère et que des changements s’imposent. L’attitude freestyle que j’adopte au quotidien m’a permis de parler avec plusieurs personnes-clés à Google et à Dell par exemple. Je crois que tout commence lorsqu’on croit fortement au succès de son produit. Ensuite, quand on est habité par ses convictions, c’est facile de prendre un micro et de vendre son idée. En tout temps, il faut croire en ce que l’on fait, c’est ce qui permet d’abattre les nombreux obstacles qui se dressent, entre autres, pendant « la traversée du désert ».

En septembre 2016, notre produit StellarX, plateforme de création de réalité virtuelle et augmentée pour les non-programmeurs, m’a amené à faire partie de la délégation du sommet G20 YEA tenu à Pékin, en Chine. J’ai participé à cette mission commerciale sur l’invitation du sherpa de la délégation canadienne, car le marché chinois représentait un immense potentiel de vente pour StellarX. En remportant la première place à la compétition de présentation organisée dans le cadre du G20 YEA, nous avons eu la confirmation que notre vision du marché était juste.

Ce que je retiens de ma préparation à cette présentation gagnante, qui faisait partie des 50 dossiers sélectionnés parmi les 300 autres des nations participantes, c’est qu’il faut bien se renseigner sur le jury, sur les entreprises concurrentes et sur le public avant de monter sur scène pour présenter son entreprise. La raison est fort simple : il faut se concentrer sur le besoin à combler, sur les mots à employer et surtout sur les images à montrer pour amener le jury à croire au produit autant qu’on y croit soi-même. Pour y arriver, l’agilité est encore une fois le maître mot. Il ne faut surtout pas hésiter à revoir sa présentation pour bien orienter son discours, même à quelques minutes du grand moment, il faut tout donner et se concentrer jusqu’à la fin.

Enfin, l’entrepreneur que je suis aujourd’hui est sans aucun doute le fruit d’une ouverture sur le monde, réussie grâce aux voyages et aux rencontres que je fais continuellement, et de l’apprentissage de la prise de risque. Pouvoir compter sur le soutien de mon entourage et de mon équipe, qui comprennent ma quête et croient en moi, fait aussi toute la différence, sans compter ma formation solide, une dose de chance et mon excellente santé qui me permettent de mettre beaucoup de cœur à l’ouvrage. Et bien sûr, le rêve que je continue de caresser, celui de passer du bon temps sur une île du Pacifique en faisant du surf, est le dernier ingrédient de la recette de mon succès.

Harold Dumur | CTO | OVA



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