Histoires d'entrepreneurs · Lundi 26 septembre 2016

Marc-Antoine Bovet : un entrepreneur en série

L’histoire de Marc-Antoine Bovet

Marc-Antoine Bovet s’est lancé en affaires à 18 ans pour éviter d’avoir à se trouver un emploi d’été et pour pouvoir jouer au golf à sa guise! Il était loin de se douter que son idée toute simple, Golf Avenue, deviendrait l’un des plus gros détaillants d’équipement de golf d’occasion et qu’il mettrait plus tard sur pied une deuxième entreprise : Oatbox!

En 2006, Marc-Antoine Bovet et Pierre-Luc Laparé voulaient profiter de la saison chaude pour perfectionner leur élan sur les terrains gazonnés. Pour concilier travail et sport, ils ont eu l’idée d’acheter des bâtons de golf à prix réduit et de les revendre sur eBay. En un été, ils en ont écoulé 500 et consolidé leur volonté de s’attaquer au marché de l’équipement de golf d’occasion. « On a compris qu’il y avait là une belle occasion à saisir et que personne n’occupait encore cette niche au Canada », explique Marc-Antoine Bovet.

Les deux jeunes entrepreneurs, alors sur les bancs de HEC, ont décidé de pousser plus loin leur idée en créant leur propre plateforme de commerce en ligne. En 2010, ils ont également mandaté un ami pour développer un système informatisé qui permettrait aux détaillants de consulter le prix de rachat de leurs bâtons d’occasion. Grâce à cette initiative, ils ont pu approcher et convaincre de gros joueurs de vendre leur équipement d’occasion.

Consultez aussi : Le billet de Marc-Antoine Bovet

Aujourd’hui, Golf Avenue récolte le matériel de 53 succursales de Golf Town, de plusieurs clubs de golf et de fabricants qui se départissent de leur fin de série. Au cours de la dernière année seulement, l’entreprise a vendu plus de 75 000 articles par l’entremise de ses sites Web.

Une trentaine d’employés travaillent pour Golf Avenue, qui a atteint un certain rythme de croisière. L’entrepreneuriat n’est jamais un long fleuve tranquille, mais les deux entrepreneurs ont senti que les choses allaient bon train et qu’ils pouvaient s’investir dans un autre projet. « On tenait à rester dans le commerce électronique et à se servir de nos apprentissages pour lancer une nouvelle entreprise qui, contrairement à Golf Avenue, n’aurait pas de barrière d’approvisionnement », explique Marc-Antoine Bovet.

Avec trois nouveaux partenaires, Pierre-Luc Laparé et Marc-Antoine Bovet se sont donné comme mission de changer les habitudes des Nord-Américains qui négligent trop souvent le déjeuner. En 2014, ils ont donc élaboré un concept de granola maison pour les gens pressés et les « foodies ». Il suffit de s’abonner pour recevoir à la maison deux sacs de céréales par mois. Les recettes, mises au point par la chef Julie Zyromski, séduisent 4000 abonnés tous les mois et génèrent des revenus d’un million de dollars.

Laurent Laférièrre, Pierre-Luc Laparé, Julie Zyromski, Jean-François Kabbani et Marc-Antoine Bovet

« Si vous souhaitez devenir entrepreneur, commencez le plus tôt possible. Et n’attendez pas d’avoir l’idée du siècle. Parce qu’il n’y a pas d’idée du siècle.»

Oatbox prend de l’expansion et ratissera bientôt plus large avec sa gamme de barres de céréales à déjeuner prêtes à manger et à sa collection de céréales sans gluten. En plus de lancer ses nouveaux produits, l’entreprise souhaite percer le marché des États-Unis. Elle a d’ailleurs été retenue dans le cadre de l’initiative de l’accélérateur technologique canadien à New York, où elle pourra placer ses pions pour se tailler une place en sol américain.

« Maintenant que l’on s’est prouvé que le concept fonctionne et que les abonnés sont fidèles, on peut mener Oatbox plus loin », estime Marc-Antoine Bovet.

Quand on lui demande s’il envisage de créer d’autres entreprises, l’entrepreneur de 28 ans répond spontanément par l’affirmative. « C’est tellement motivant et passionnant! C’est 100 % certain que je ne m’arrêterai pas à Oatbox! »

Oatbox en chiffres

  • 1 million : les revenus en dollars canadiens
  • 15 : le nombre d’employés
  • 4000 : le nombre d’abonnés

Golf Avenue en chiffres

  • 30 : le nombre d’employés
  • 250 000 : le nombre de bâtons vendus depuis 10 ans

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