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Les questions à se poser lorsqu’on passe à l’international, Pratico-pratique

Les questions à se poser lorsqu’on passe à l’international

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Que ce soit en mode exportation ou importation, les enjeux commerciaux à l’échelle internationale sont multiples et fluctuent rapidement. Quels sont les réalités et les risques à considérer? Benoit Marcoux, directeur produits dérivés, et Nicolas Dupuis, conseiller senior, Entreprises et institutions financières, tous deux du groupe de produits internationaux de la Banque Nationale, se prononcent. 

1. Quels sont les risques à considérer?

On retrouve plusieurs catégories de risques dans le cadre d’une transaction internationale, comme les risques de change, de retards ou de non-paiement, les enjeux de contrôle de qualité et de logistique, sans oublier les règles fiscales, douanières et juridiques, les réalités culturelles et la situation politique. Ces enjeux sont présents autant en situation de vente que d’achat. 

2. Risques de change

Le risque de change provient du fait qu’une longue période de temps peut s’écouler entre la signature d’une entente, la livraison et le paiement. Ce délai peut affecter négativement vos prévisions financières si durant cette période le taux de change connaît une fluctuation marquée. Même les devises historiquement stables peuvent parfois subir des poussées de volatilité. « Ce risque est trop souvent sous-estimé. Nous remarquons que beaucoup d’entreprises sont inutilement exposées à la volatilité des marchés, souvent sans en mesurer les conséquences potentielles. Un simple mouvement de 10 % sur une devise, ce qui est loin d’être exceptionnel au cours des dernières années, peut faire fondre la totalité des profits anticipés », prévient Benoit Marcoux. 

3. Risque de retard ou non-paiement

« Une des préoccupations de nos clients est d’être payés, mais aussi, de l’être au moment prévu, ajoute Nicolas Dupuis. Certains délais de paiement peuvent avoir des effets désastreux. La première étape, cruciale, consiste donc à contacter son banquier pour établir un plan clair des enjeux et des opérations à venir. Nos équipes proposent des solutions garantissant des paiements, par exemple l’affacturage, une stratégie qui couvre les potentiels délais ou absences de paiement. » L’objectif pour l’entreprise est de concentrer ses liquidités sur les activités de production à valeur ajoutée plutôt que de soutenir de longs délais de paiement.

À ceci s’ajoutent plusieurs structures éprouvées telles que les lettres de crédit, de garanties et les encaissements documentaires. Bien que ces outils existent depuis très longtemps, ils se modernisent en adoptant des modes de livraison électroniques.

Pour en savoir plus, consultez l'article sur le site de Banque Nationale.