Histoires d'entrepreneurs · Vendredi 3 novembre 2017

Audvik : passion et authenticité avant tout

L’histoire de Sophie Boyer

Un coup de foudre. C’est ce qu’a ressenti Sophie Boyer en découvrant les manteaux Audvik fabriqués au Québec. Elle a racheté l’entreprise et y a mis tout son cœur pour faire connaître aux gens de son âge cette marque populaire dans les années 1990. 

Un jour d’automne 2012, cette ancienne athlète de ski, qui vient d’achever des études en administration des affaires tout en travaillant pour un magasin de sport, voit arriver son oncle avec un sac de hockey rempli de manteaux Audvik. Il lui dit que l’entreprise est à vendre et qu’il peut lui prêter l’argent nécessaire pour la reprendre. 

« J’ai trouvé les manteaux magnifiques! Je ne comprenais pas pourquoi ils n’étaient plus appréciés. J’ai tout de suite vu l’immense potentiel de cette marque de manteaux faits de tissu de qualité et réputés pour leur confort. Elle avait juste besoin d’amour », raconte celle qui était alors à la recherche d’un projet alliant ses passions pour les vêtements sportifs et l’entrepreneuriat.

Sophie Boyer est persuadée qu’une place existe pour Audvik parmi les fabricants étrangers et les marques locales moins tendance. « Il manquait une marque de manteaux mode confectionnés ici, légers, plus adaptés au climat du sud du Québec qu’à celui du Grand Nord, qui respirent bien », explique-t-elle.

Une affaire de famille 

Comme les clients de l’entreprise passent leurs commandes en novembre-décembre pour l’année suivante, Sophie Boyer n’a donc que peu de temps pour redéfinir la marque et repenser le design ainsi que la coupe des manteaux. « En deux mois à peine, une nouvelle collection était prête à être présentée aux acheteurs », se félicite l’entrepreneure.

La réussite d’Audvik est également celle d’une entreprise familiale. Depuis le départ, Sophie Boyer travaille en confiance avec sa mère et sa sœur, toutes deux designers. Son oncle joue un rôle de mentor, notamment pour les questions de stratégie. Aujourd’hui, une dizaine de personnes travaillent pour Audvik. « C’est une petite équipe où tout le monde a vraiment le succès de l’entreprise à cœur! », se réjouit Sophie Boyer.

Récemment, Audvik a souhaité créer des parkas traditionnelles pour offrir des manteaux au style plus urbain et à la coupe plus ample. La conception d’un modèle peut nécessiter jusqu’à deux ans; l’équipe s’est livrée à des recherches fouillées pour dénicher les meilleurs tissus et isolants afin de produire des manteaux à la fois chauds et légers comme une plume. Pour compléter la gamme, des accessoires unisexes, notamment des tuques, ont vu le jour cette année.

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Rajeunir la marque

Depuis cinq ans, les ventes d’Audvik ne cessent d’augmenter. À l’affût de tout ce qui se passe en mode et en marketing, Sophie Boyer a su insuffler un vent de modernité à la marque créée à l’origine par deux professeurs d’éducation physique. Elle a, par exemple, immédiatement décidé de se lancer dans le commerce en ligne. « En 2012, nous étions les premiers à avoir une boutique en ligne, malgré le fait que les clients étaient encore un peu frileux à l’idée d’acheter en ligne un manteau à 500 $. » 

Pour accroître la notoriété de la marque sans gros budget publicitaire, la jeune entrepreneure a misé sur les réseaux sociaux. « L’objectif est de faire sentir aux consommateurs que leur manteau va être comme un compagnon capable de les suivre dans toutes leurs aventures. » Audvik a aussi tiré parti d’Instagram qui en était encore à ses débuts. Les médias sociaux permettent également d’entretenir un esprit de communauté, des clients se montrant fidèles à la marque depuis le départ.

Du Québec à l’international

C’est également par souci d’authenticité qu’Audvik tient à continuer à produire ses manteaux au Québec, malgré les difficultés de production que l’entreprise doit fréquemment surmonter.

« Nous sommes vraiment fiers de fabriquer nos produits ici et d'encourager l'économie locale. »

Sophie Boyer

Pour faciliter la production et gagner en indépendance, la femme d’affaires envisage d’embaucher ses propres couturiers. Désormais, Sophie Boyer aspire à distribuer ses manteaux partout au Canada et songe à partir à l’assaut du marché européen.

Audvik en chiffres

  • Entre 800 et 1000 : le nombre de manteaux fabriqués chaque année dans les ateliers d’Audvik
  • 40 : le nombre de points de vente distribuant les produits Audvik
  • 15 : le pourcentage des ventes réalisées en ligne

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Visitez le site Web de Audvik

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