Histoires d'entrepreneurs · Vendredi 29 septembre 2017

TRIOTECH : le plaisir comme modèle d’affaires

L’histoire d'Ernest Yale

Depuis 1999, TRIOTECH conçoit des installations immersives pour des parcs d’attractions et des expériences ludo-éducatives pour les musées et les aquariums du monde entier. À la tête de cette entreprise québécoise, Ernest Yale est l’architecte d’une réussite internationale.

À 18 ans, Ernest Yale a appelé la Ville de Montréal pour savoir comment enregistrer une entreprise. On lui a expliqué qu’il devait contacter le registraire des entreprises. Alors qu’il était étudiant, il a fondé sa première société pour vendre des ordinateurs. Le but était simple : gagner de l’argent sans être un employé afin de conserver la liberté nécessaire pour développer d’autres projets.

L’entrepreneuriat comme gage d’indépendance

Fils d'une mère polonaise, Ernest Yale a un parcours scolaire atypique et considère qu’il est devenu entrepreneur par hasard. Il a obtenu son baccalauréat de l'UQAM en six ans en étudiant à temps partiel.

Sa deuxième entreprise est une société de consultation et de développement logiciel qu’il a fondée avec un ami. Ernest Yale se rappelle qu’ils ne savaient pas très bien où ils s’en allaient, quand un de leurs clients les a approchés pour leur confier le mandat de développer un logiciel de jeu d’arcade. C’était la première incursion de l’entrepreneur dans le monde du divertissement qu’il n’a jamais quitté depuis.

« Une entreprise comme la nôtre doit investir dans l’intelligence humaine. Notre première richesse, c’est notre équipe. En ressources humaines, il n’y a pas d’économie de coûts.  »

Ernest Yale

L’étranger comme premier marché

Constatant le potentiel d’une industrie du divertissement en plein essor, le jeune entrepreneur fonde TRIOTECH avec ce client et un autre associé en 1999. Très rapidement, les trois associés décrochent de nombreux contrats à l’étranger, notamment pour des parcs d’attractions de Las Vegas. Le succès est fulgurant.

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« TRIOTECH, c’est des exportations à 99 %, explique Ernest Yale. Notre marché est assez grand mondialement, mais assez réduit localement. Exploiter d’autres possibilités loin de nos bases est donc dans notre ADN. » Il se remémore un trajet en voiture dans le premier mois qui a suivi l’incorporation de l’entreprise afin de représenter celle-ci à la foire internationale IAAPA d’Atlanta, grande réunion des professionnels de l’industrie du divertissement et des parcs d’attractions. En roulant vers l’inconnu, il se demandait s’il n’était pas trop tôt pour participer à un tel événement, les projets de TRIOTECH étant encore balbutiants. Depuis, l’entreprise favorise une culture selon laquelle on envisage les choses en grand. Son fondateur explique que s’il décroche des contrats dans des marchés comme le Japon ou le Moyen-Orient, c’est parce qu’il investit dans des événements de représentation et des foires commerciales.

« Nous vendons des expériences. Il n’est donc pas rare que nous voyagions avec nos machines. Nous investissons plusieurs centaines de milliers de dollars pour présenter nos dernières créations. C’est ce qui nous distingue de notre concurrence : nous n’hésitons pas à nous donner les moyens de nos ambitions. C’est pour ça que sur la planète, chaque année, 18 millions de personnes vivent une expérience TRIOTECH dans de gros manèges ou grâce à des machines d’arcades ».

Au cœur de l’innovation dans le secteur du divertissement

TRIOTECH fonde son offre sur des techniques innovantes, comme la projection 3D ou la synchronisation des mouvements des actionneurs, qui ont nécessité des investissements massifs en recherche et développement. Ce que l’entreprise souhaite, c’est proposer des expériences originales qui repoussent chaque fois les limites du possible.

Détenant aujourd’hui une avance de deux ou trois ans sur sa concurrence, TRIOTECH reste à l’affût des prochains produits ou techniques de mise en marché qui révolutionneront l’industrie du divertissement. Ces dernières années, elle a fait évoluer son modèle d’affaires en s’entourant de partenaires exploitants. À titre d’exemple, la société a lancé son expérience immersive Fear the Walking Dead à Las Vegas à l’été 2017 en s’associant avec le studio AMC; la billetterie lui assure ainsi des recettes courantes qui peuvent être réinjectées dans la recherche et le développement, ce qui enclenche un cercle vertueux. TRIOTECH a la ferme intention de continuer à s’amuser dans le secteur du divertissement.

TRIOTECH en chiffre

  • 50 : le nombre de pays où l’on trouve des installations TRIOTECH
  • 72 : le nombre, en millions, d’utilisateurs qui sont montés dans un manège TRIOTECH depuis 2005
  • 250 : le nombre d’attractions de TRIOTECH dans le monde

 

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