Voir plus loin · Lundi 22 février 2016

gsmprjct°, design et production sans frontière

Voir plus loin

Que ce soit par l’expérience muséale, par l’expérience d’expositions, par le design, ou encore par l’expérience visiteur, la firme montréalaise gsmprjct° démontre son savoir-faire aux quatre coins du monde. À preuve le succès mondial de son exposition Star Wars Identités. Son président, Yves Mayrand, confie sa vision et ses aspirations, qui se situent quelque part entre l’innovation, la créativité débridée et le sens des affaires.

Acteur historique de la créativité québécoise, gsmprjct° a été fondée en 1958. On lui doit le design des voitures du métro de Montréal et de plusieurs pavillons thématiques de l’exposition universelle. En 1981, quand Yves Mayrand s’est joint à la société gsmprjct°, celle-ci était spécialisée dans la production d’expositions. M. Mayrand est devenu propriétaire de la firme montréalaise en 1986 et son président en 2002.

Amener gsmprjct° vers d’autres horizons

Si gsmprjct° a toujours été une société orientée vers l’international, Yves Mayrand et son équipe ont élargi au fil des ans le rayonnement de l’entreprise, qui joint désormais un très large public.

« Dans les années 1980-1990, le Québec a connu un boom muséal dont nous avons profité. Toutefois, la mode des musées en Amérique du Nord s’est essoufflée, et nous avons dû trouver d’autres marchés pour nous exprimer. J’ai donc propulsé ma société bien au-delà de ses frontières. »

Exporter en se posant les bonnes questions

Avant de s’engager, Yves Mayrand s’est demandé où étaient les grands bassins culturels, quels étaient les gouvernements et les institutions privées susceptibles d’investir dans le monde culturel. En dernier lieu, M. Mayrand a cherché un marché sans trop de concurrence.

gsmprjct° est d’abord partie à la conquête de Singapour (Musée des civilisations asiatiques, Musée national), où elle possède un bureau depuis 2003. Elle a poursuivi son aventure avec la Chine (exposition universelle à Shanghaï) avant d’explorer l’Europe (Ajax Experience à Amsterdam) et de convoiter finalement le Moyen-Orient (tour Burj Khalifa à Dubaï).


Projet Ajax - Crédit photo: Ewout Huibers

Exporter son entreprise, c’est exporter ses valeurs tout en respectant les identités avec lesquelles on travaille. La société gsmprjct° s’est construite en combinant la curiosité et l’humilité. Par exemple, dans le cadre de ses projets à Singapour, l’entreprise tenait absolument à travailler avec des talents locaux pour s’assurer que le projet serait à l’image du pays. « Beaucoup d’agences créatives ont une signature. Ce n’est pas le cas de gsmprjct°, souligne son président. Notre projet, c’est d’abord celui de notre client. »

Solidité locale, stratégie globale et maîtrise des risques

S’il est toujours à la recherche de nouveaux défis, Yves Mayrand n’est pas pour autant téméraire. « Bien sûr, il faut prendre des risques, mais les nôtres sont calculés, explique-t-il. Nous ne sommes pas des têtes brûlées. »

« Comme entrepreneur, je suis responsable d’un héritage, d’une histoire, de mes clients et de mon équipe. L’entrepreneur inspire, stimule et soutient. »

— Yves Mayrand

Lorsqu’une entreprise est sur le point d’exporter son offre vers d’autres marchés, elle doit s’assurer que les raisons qui sous-tendent sa démarche sont bonnes. Selon Yves Mayrand, « En se concentrant sur un nouveau marché, il ne faut pas négliger ni abandonner son marché d’origine, celui qui est à la source de l’aventure. Il faut respecter son parcours et se préoccuper sincèrement des objectifs d’affaires ».

D’ailleurs, il aime bien rappeler les mots de Jacques Guillon, le fondateur de l’entreprise, qui affirmait que « le design est une plus-value pour les affaires. Comme designers, nous devons penser business et conserver une vision d’affaires ».


Tour Burj Khalifa à Dubaï - Crédit photo: gsmprjct

gsmprjct° en chiffres

  • 50 : le nombre d’employés
  • 25 000 : en pieds carrés, la surface du Museum d’histoire naturelle Lee Kong Chian de Singapour que l’entreprise a livré en avril 2015
  • 500 : en mètres, la hauteur à laquelle gsmprjct° a réalisé une installation vidéo au 148e étage du Burj Khalifa, la plus haute tour de Dubaï
  • 2016 : livraison prévue du projet Sommet de la Place Ville Marie qui comptera notamment un restaurant au 44e étage, une galerie d’exposition au 45e et un observatoire au 46e. gsmprjct° est largement impliqué dans le processus.

Envie d’en savoir plus?

Visitez le site web de gsmprjct°

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